Face au vieillissement démographique, les systèmes de retraite sont amenés à être réformés. Afin d’accroître les ressources et de contenir les dépenses des régimes du premier pilier, quatre axes de réformes sont envisagés.
Le premier consiste à augmenter les sources de financement, de manière directe par une augmentation des taux de cotisation, ou de manière indirecte, par exemple par un élargissement de l’assiette des cotisations, par la mise en place d’un taux d’appel des cotisations supérieur à 100 % ou par l’utilisation des réserves du fonds de réserves. Le second consiste à repousser l’âge effectif de départ en retraite, soit explicitement en relevant les âges de liquidation des droits (âge légal ou âge minimum), soit implicitement en incitant les assurés à repousser l’âge de leur départ en retraite par des systèmes de majorations et d’abattements ou par un allongement de la durée d’assurance requise pour une pension complète. Le troisième axe consiste à diminuer le niveau relatif des pensions, soit par une baisse directe du taux de rendement des cotisations dans le cadre des régimes à cotisations définies ou d’une baisse des taux d’annuité dans le cadre des régimes à prestations définies, soit de manière indirecte en modifiant les règles de revalorisation des pensions ou en allongeant la période du salaire de référence. Le dernier axe consiste à introduire ou à développer la capitalisation au sein des régimes en répartition, de manière collective par la mise en place d’un fonds de réserve et une gestion plus active des réserves, ou de manière individuelle par la mise en place de comptes individuels.
Pour compenser la baisse du niveau des pensions des régimes publics, les réformes portent également sur le développement des régimes du deuxième et du troisième piliers, notamment par le biais d’incitations fiscales. Certains pays ont choisi de renforcer les dispositifs collectifs dans le cadre de l’entreprise ou au niveau sectoriel, alors que d’autres encouragent les dispositifs individuels.