Observatoire des Retraites - Actualités Flux RSS des actualités du site Observatoire des Retraites http://www.observatoire-retraites.org/ Démographie et retraite Démographie et retraite http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/demographie-et-retraite/ Dans le numéro 553 de mars 2018 de Population & Sociétés  Gilles Pison[1] relève « quatre surprises démographiques en France depuis cinquante ans ». Deux d’entre elles ont une incidence sur l’équilibre des régimes de retraite : « L’accroissement formidable de l’espérance de vie » à la naissance qui a augmenté de onze années en cinquante ans, passant de 71,5 ans en 1967 à 82,5 ans en 2017 soit un trimestre gagné tous les ans en moyenne. Le rythme a toutefois ralenti et n’est plus que de deux mois par an en moyenne depuis 2010. Alors que l’accroissement de la longévité provenait essentiellement de la réduction très rapide de la mortalité infantile après la guerre, il provient maintenant de la réduction de la mortalité des adultes aux âges élevés. D’abord favorable à l’équilibre des régimes de retraite, cette évolution est devenue défavorable, sauf à repousser en proportion la fin de la vie active. Environ deux enfants par femme depuis la fin du baby-boom, mais à un âge de la mère de plus en plus élevé, 30,7 ans en moyenne en 2017 contre 26,5 ans en 1977. La fécondité déclinant rapidement avec l’âge, Gilles Pison estime que ce report de l’âge atteindra rapidement ses limites physiques. https://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/1968-2018-4-surprises-demographiques-france-50-ans/   De son côté, Gérard-François Dumont souligne, dans le numéro 737 de mars-avril 2018 de Population & Avenir, la baisse continue du nombre de naissances en France métropolitaine depuis 2015 et s’interroge sur ses causes. Il écarte plusieurs explications : - la crise économique, particulièrement forte de 2008 à 2014, n’a pas entraîné de baisse de la fécondité à la différence d’autres pays européens,  - le report par les couples du calendrier des naissances, phénomène très net dans les décennies précédentes, ne joue plus qu’un rôle réduit. La diminution des  mariages n’a plus d’incidence sur la natalité. C’est la troisième « surprise » soulignée par Gilles Pison : la France est passée de 6 % de naissances hors mariage en 1966 à presque 60 % (58,5 % en 2016)[2]. Reste la forte réduction de la politique familiale sous le précédent quinquennat : diminution du complément de mode de garde, gel des allocations familiales, fort abaissement du plafond du quotient familial, mise sous condition de ressources des allocations familiales[3], baisse des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales se traduisant par la diminution des créations de nouvelles places de garde, allant à l’encontre du discours européen sur la conciliation vie professionnelle-vie familiale et des promesses politiques (50 000 places créés pendant le quinquennat contre 275 000 promises). L’abandon de la politique familiale ne contribue pas à l’équilibre futur des régimes de retraite. Pourtant, de ce point de vue, et contrairement à l’idée reçue, la situation démographique française n’est guère meilleure que celle de nombreux autres pays européens. En effet, le baby-boom français, particulièrement vigoureux, entraîne un papy-boom également très vigoureux. Les générations récentes, environ 750 000 naissances pour une population métropolitaine proche de 64 millions contre 878 000 pour une population de 48 millions d’habitants en 1964, point culminant du taux de fécondité, devront faire face aux générations nombreuses du papy-boom dont les décès ont été compensés par  l’immigration et dont la longévité a considérablement augmenté. Inversement, les systèmes de retraite influencent-ils la natalité ? On peut penser que l’existence des régimes de retraite délivre les individus de la crainte de vieillir sans enfants et les incite donc moins à assurer leur descendance, reportant le problème de leurs vieux jours sur la collectivité[4]. http://www.population-demographie.org/revue01.htm    Une étude du Centre de Rostock pour l’étude des changements démographiques publiée en octobre dernier conclut que la baisse de la natalité consécutive à l’instauration dans l’Empire allemand par le chancelier Bismarck du premier modèle de sécurité sociale à la fin du XIXème siècle ne relève pas de la pure coïncidence.    https://www.demografische-forschung.org/archiv/defo1703.pdf   Conscient de ce problème, l’économiste Jacques Bichot a toujours plaidé pour lier retraites et investissement dans la famille et l’éducation. Dans le numéro de mars-avril de la revue Futuribles, il propose d’attribuer « un certain nombre de points de retraite pour chaque enfant élevé durant une année ou fraction d’année »  http://www.futuribles.com/fr/revue/      [1] Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques, a participé à la Lettre de l’Observatoire des Retraites consacrée aux retraites dans le monde.  [2] La quatrième et dernière surprise est le succès du pacs qui fait maintenant presque jeu égal avec le mariage. [3] L’auteur remarque que « la même décision prise en 1998 avait été remisée au bout de neuf mois, notamment face au mécontentement exprimé au sein de la gauche plurielle, notamment par le parti communiste ». [4] Les majorations pour enfants adoptés par les régimes de retraite répondent au souci de justice de compenser la difficulté pour les parents chargés d’enfants d’épargner pour leurs vieux jours.  Fri, 13 Apr 2018 18:48:32 +0200 Enquête 2018 du Cercle de l'Epargne / Amphitéa : "Les Français, l'épargne, la retraite" Enquête 2018 du Cercle de l'Epargne / Amphitéa : "Les Français, l'épargne, la retraite" http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/enquete-2018-du-cercle-de-lepargne-amphitea-les-francais-lepargne-la-retraite/ 53 % des Français sont favorables à l’unification des régimes de retraite. En revanche, le contexte de la réalisation de cette réforme systémique est complexe. En effet, une très large majorité de sondés, retraités compris, estiment que le montant des pensions est insuffisant pour vivre correctement. Les Français considèrent toujours que la possession de la résidence principale est incontournable pour préparer la retraite. En ce qui concerne l’épargne retraite, les produits individuels semblent prendre le pas sur les produits collectifs. Les épargnants apparaissent de moins en moins hostiles à la prise de risque pour obtenir du rendement. Ils éprouvent en revanche des difficultés à appréhender la réforme fiscale menée à la fin de l’année 2017 par le Gouvernement. LES CHIFFES CLÉS 2018 · 74 % des Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement · 71 % des Français jugent le système de retraite injuste et inefficace · 53 % des Français sont favorables à l’unification des régimes de retraite · 72 % des actifs pensent partir à la retraite à 65 ans ou plus · 51 % des épargnants sont prêts à prendre plus de risque en matière de placements · 68 % des Français préfèrent l’épargne-retraite individuelle à l’épargne-retraite collective Communiqué de presse : https://presse.ag2rlamondiale.fr/actualites/enquete-2018-les-francais-l-epargne-et-la-retraite-d161-3a203.html Fri, 13 Apr 2018 18:16:47 +0200 La réforme des retraites dans la revue Futuribles La réforme des retraites dans la revue Futuribles http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/la-reforme-des-retraites-dans-la-revue-futuribles/  Arnauld d’Yvoire rappelle comment l’histoire a produit le système de retraite actuel. L’après-guerre nous a légué des régimes spéciaux étendus et confortés et un régime général d’assurance vieillesse a minima, aux règles conçues dans les années vingt, la priorité étant donnée à une politique familiale ambitieuse préparant l’avenir. En préférant l’inflation à la rigueur monétaire, cette période a également achevé d’éliminer la capitalisation et a provoqué la constitution d’un important étage complémentaire présentant toutes les caractéristiques d’un deuxième étage de sécurité sociale, généralisé, légalement obligatoire et financé en répartition. Cette situation est unique en Europe. Trois modèles coexistent ainsi aujourd’hui : - celui des régimes spéciaux, cohérents mais obéissant à une logique d’emploi à vie et de prestations définies aujourd’hui remise en cause, - le modèle du régime général, aux règles inadaptées à la situation d’un grand nombre de salariés du privé, et plus encore à celle des indépendants, - enfin, celui des régimes complémentaires en points, adapté à tous les types de carrières.    Jacques Bichot, insiste sur la nécessité de réformer notre système en une seule fois, en « big bang », et non de procéder par étapes. Il se prononce en faveur d’un taux de cotisation fixé a priori ne varietur, comme en Suède, de façon à éviter que les générations de cotisants à venir ne paient pour l’imprévoyance des générations précédentes. Il préfère la technique par points à celle en « comptes notionnels » des Suédois. Le mécanisme des points présente l’avantage d’être bien connu des Français, mais aussi celui d’offrir plus de facilités de pilotage. Les comptes notionnels fonctionnent comme une assurance vie en euros avec sortie en rente calculée en fonction du capital virtuel[2] constitué par les cotisations versées pendant la vie active, et de l’espérance de vie de la génération de l’assuré. Aux couronnes versées par le salarié et son employeur peuvent s’ajouter des contributions d’origine publique correspondant à des périodes d’éducation des enfants, d’études, de maladie, ou à certains types d’activité. Ce capital virtuel bénéficie d’un rendement censé correspondre à la croissance de l’économie.   Tous ces éléments se retrouvent dans le système à points, les points correspondant aux couronnes ou aux euros : revalorisation de la valeur du capital acquis, attribution de points pour les périodes de maladie, invalidité, chômage indemnisé, majorations pour enfants. A ceci près que « une couronne de cotisation donne toujours droit à une couronne en compte » alors que les euros versés donnent droit à un nombre de points en compte qui dépend du prix d’acquisition du point. Augmenter ce prix plus vite que les salaires des cotisants permet aux gestionnaires du régime de distribuer moins de points et de maintenir ainsi l’équilibre en fonction des évolutions démographiques alors que les comptes notionnels risquent de créer à terme « de sérieuses désillusions »[3]. On remarquera toutefois que l’ajout au mécanisme des comptes notionnels d’une formule d’équilibre, qui a déjà conduit à diminuer certaines années le montant des retraites et des capitaux virtuels, répond à cette préoccupation.   L’affichage d’un capital en euros plutôt qu’en points contribuerait peut-être à une meilleure prise de conscience des réalités économiques. Ainsi, mis à part les professionnels de la finance, combien de cotisants se doutent-ils qu’il leur faudrait un capital de 200 à 250 000 euros à 65 ans pour pouvoir espérer une rente de 803 euros par mois, montant actuel du minimum vieillesse, ou de plus de 600 000 euros à 62 ans pour obtenir 1 800 euros par mois, montant de la pension moyenne des retraités à carrière complète en 2015[4] ?         [1] https://www.futuribles.com/fr/revue/ [2] Notional signifie « spéculatif, imaginaire » (Harraps’s shorter). Le capital virtuel constitué par chaque assuré ne correspond pas à un capital investi, mais à un droit sur les futures cotisations. Les comptes notionnels sont financés en répartition. [3] La Suède se trouve dans une situation démographique très différente de la France. Elle constitue sans doute le pays européen qui bénéficie de la démographie la plus stable : baby boom modeste, entraînant aujourd’hui un papy-boom modéré (alors que celui de la France est le plus élevé) et taux de fécondité (1,9 en 2017) supérieur à la moyenne européenne (1,6) et équivalent à celui de la  France métropolitaine (Ined, Population & Sociétés n° 547, https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/211/547_fr_bt.fr.pdf ). [4] Avec un taux d’actualisation égal à zéro. Un taux d’actualisation positif, anticipant le rendement futur du capital, réduit les montants nécessaires. Mais, plus le taux d’actualisation est élevé et plus la possibilité de revaloriser ensuite la pension au fil du temps diminue. Mon, 09 Apr 2018 11:24:32 +0200 Dépenses de retraite dans l'Union européenne : la France dans le peloton de tête Dépenses de retraite dans l'Union européenne : la France dans le peloton de tête http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/depenses-de-retraite-dans-lunion-europeenne-la-france-dans-le-peloton-de-tete/ Eurostat vient de publier les principaux chiffres des dépenses publiques en 2016 dans les Etats membres de l'Union européenne. La France arrive en tête pour la dépense publique totale, avec 56,4 % du PIB contre 46,3 % en moyenne.  Elle se place au deuxième rang derrière la Finlande pour les dépenses de protection sociale  : 24,4 % du PIB contre 19,1 % en moyenne. Elle arrive au troisième rang derrière la Grèce et la Finlande, ex-aequo avec l'Italie, pour les dépenses de retraite. Dépenses de retraite : Grèce : 16 % du PIB Finlande : 13,7 % France et Italie : 13,5 % Moyenne européenne : 10,2 % C'est l'Irlande qui affiche les dépenses publiques de retraite les plus faibles : 3,5 % du PIB. Ce chiffre s'explique par la jeunesse de la population, le niveau relativement faible des pensions et la non prise en compte des retraites complémentaires privées, les "fonds de pension". Des chiffres qui ne sont pas toujours comparables Ces données, provisoires pour certains pays dont la France, ne sont pas toujours strictement comparables. C'est particulièrement vrai en matière de retraite : les pensions complémentaires servies par les fonds de pension établis par les employeurs unilatéralement ou par accords paritaires et par les professions non salariées ne sont pas considérées comme des dépenses publiques. Inversement, les régimes complémentaires français, dont l'Agirc et l'Arrco qui versent le quart des retraites françaises, bien que créés et gérés par accords paritaires ou par les professions indépendantes, sont légalement obligatoires et considérés de ce fait comme des dépenses publiques. Les chiffres indiqués pour les quatre pays qui arrivent en tête recouvrent la quasi-totalité des pensions versées, les retraites complémentaires facultatives ne jouant dans ces pays qu'un rôle très restreint (2% du total des retraites pour la France). Il n'existe pas de données exhaustives pour les fonds de pension qui jouent parfois un très grand rôle.  Les plus importants se trouvent aux Pays-Bas où ils font jeu égal avec la pension de base, laquelle représente 6,7 % du PIB. S'ils étaient pris en compte, les Pays-Bas rejoindraient le peloton de tête pour les dépenses de retraite.  Voir l'article "Les fonds de pension néerlandais" de Sybille Reichert et Niels Kortleve.  Voir l'article de la lettre de l'OR Par ailleurs, on notera qu'Eurostat rattache l'essentiel des dépenses de santé aux dépenses publiques. Seuls les revenus de remplacement figurent dans la rubrique "Maladie et invalidité" semble-t-il. Si, comme il est d'usage dans les statistiques françaises, on les réintègre dans les dépenses de protection sociale, celles-ci représentent 32,5 % du PIB pour la France et 26,2 % du PIB en moyenne pour l'Union européenne, devançant les dépenses publiques au sens habituel : 23,9 % du PIB en France et 20,1 % en moyenne européenne. Communiqué de presse : http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8725261/2-09032018-AP-FR.pdf Fri, 30 Mar 2018 11:48:16 +0200 Régimes Agirc et Arrco : des résultats en amélioration Régimes Agirc et Arrco : des résultats en amélioration http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/regimes-agirc-et-arrco-des-resultats-en-amelioration/ Les ressources des régimes, constituées pour l'essentiel des cotisations versées par les entreprises, sont en augmentation de plus de 2 % par rapport à 2016. Les charges, constituées des allocations versées aux retraités, sont en légère hausse, de 0,5 %. Les réserves financières, constituées lorsque le rapport nombre de cotisants/nombre de retraités était plus favorable, représentent près de 62,5 milliards d'euros. Elles ont permis de dégager en 2017 des produits financiers d'environ 1,5 milliard d'euros, qui viennent réduire le déficit des régimes. Les économies de gestion, qui ont atteint 450 millions d'euros sur un objectif de 700 millions d'euros d'ici 2022, contribuent elles aussi à l'équilibre des régimes. Ces résultats sont en avance par rapport à la trajectoire fixée par les partenaires sociaux. Ils restent néanmoins déficitaires et justifient la poursuite des efforts entrepris par les régimes. Lire de communiqué de presse : https://www.agirc-arrco.fr/fileadmin/agircarrco/documents/presse/presse_2018/CP_Resultats_A__A_2017.pdf Fri, 16 Mar 2018 15:51:22 +0100 Remontée de l'âge moyen de départ à la retraite de 1 an et 4 mois depuis 2010 Remontée de l'âge moyen de départ à la retraite de 1 an et 4 mois depuis 2010 http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/remontee-de-lage-moyen-de-depart-a-la-retraite-de-1-an-et-4-mois-depuis-2010/ Après avoir légèrement baissé, du fait des possibilités de retraite anticipée pour carrières longues instituées par la réforme de 2003 et de l'arrivée d'un nombre croissant de femmes justifiant d'une carrière complète, l'âge moyen de départ à la retraite remonte depuis la réforme de 2010 qui a repoussé la plage de départ "au taux plein" de 60-65 ans à 62-67 ans. Il est passé de 60 ans et 6 mois en 2010 à 61 ans et 10 mois fin 2016, indique la DREES dans le numéro Etudes & Résultats de février 2018. http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1052.pdf Grâce à cette évolution, l'espérance de durée de vie à la retraite, qui ne cessait d'augmenter, devrait se stabiliser pour les générations 1951 et suivantes. Le relèvement de l'âge de la retraite n'implique pas un allongement proportionnel de durée d'activité. selon Simon Rabaté, lauréat du Prix de thèse 2017 de l'Observatoire des Retraites, environ un tiers des économies réalisées côté retraite se traduit en dépenses accrues de chômage, maladie et invalidité. Le bilan n'en demeure pas moins nettement positif. http://www.observatoire-retraites.org/publications/lettres-de-lor/ Wed, 28 Feb 2018 10:37:36 +0100 Publication : "Allongement de la vie : quels défis ? Quelles politiques ?" Publication : "Allongement de la vie : quels défis ? Quelles politiques ?" http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/publication-allongement-de-la-vie-quels-defis-quelles-politiques/ L’ouvrage : Tous les aspects de l’allongement de la vie sont abordés sous cinq angles successifs qui constituent les cinq parties du livre : - les progrès de l’espérance de vie et de la longévité en bonne santé à l’échelle mondiale, - les conséquences de cette évolution sur les âges de la vie et l’organisation des temps sociaux, - les conséquences sur les solidarités entre les générations, - l’apparition de nouveaux risques sociaux liés à la dépendance, - prolonger la vie  : quel sens, quel prix ?   Les auteurs : Vingt auteurs spécialistes des différentes disciplines en lien avec le vieillissement - démographie, économie, politique, sociologie, philosophie - sous la direction d'Anne-Marie Guillemard, Professeure émérite des Universités Paris Descartes Sorbonne, membre du COR, et d'Elena Mascova, Docteure en sociologie de l'Université Paris Descartes, prix de l’Observatoire des Retraites en 2005.    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Allongement_de_la_vie___Quels_d__fis___Quelles_politiques__-9782707197474.html Fri, 16 Feb 2018 13:56:11 +0100 Remise du Prix 2017 de l'Observatoire des Retraites Remise du Prix 2017 de l'Observatoire des Retraites http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/remise-du-prix-2017-de-lobservatoire-des-retraites/ Le premier prix a été remis à Simon Rabaté pour sa thèse intitulée « Equilibrer le système de retraite : quelles réformes pour quels objectifs ? », réalisée dans le cadre de l’Ecole d’économie de Paris. Portant sur les effets des réformes réalisées, elle étudie les deux facteurs d’incertitude pour l’équilibre à venir : la dépendance à la croissance et les comportements de départ à la retraite. Economiste à l’Institut des politiques publiques, Simon Rabaté travaille notamment sur l’étude des comportements de départ en retraite des fonctionnaires et des salariés relevant du régime général. Le second prix a récompensé Mélina Ramos-Gorand pour sa thèse intitulée « Accompagnement professionnel de la dépendance des personnes âgées : enjeux territoriaux en France métropolitaine » réalisée grâce au soutien de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Affaires sociales, en partenariat avec quatre conseils départementaux. Mélina Ramos-Gorand montre la grande hétérogénéité territoriale en matière d’offre aux personnes âgées dépendantes, analyse le non-recours aux prestations et la frontière entre liberté individuelle et responsabilité des pouvoirs publics. Elle est aujourd’hui chargée d’études économiques et sociales au sein de la Direction statistiques, prospective et recherche de la Cnav. La lettre de l’Observatoire des Retraites n°24 est consacrée à l’ensemble des travaux ayant concouru au Prix 2017. Ouverte aux lauréats et candidats qui y présentent leurs recherches, elle accueille aussi les réflexions de membres du jury et d’experts. Consultez la Lettre n° 24  : http://www.observatoire-retraites.org/publications/lettres-de-lor/ Wed, 07 Feb 2018 12:35:47 +0100 Enquête 2017 de la DREES "Motivations de départ à la retraite" Enquête 2017 de la DREES "Motivations de départ à la retraite" http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/enquete-2017-de-la-drees-motivations-de-depart-a-la-retraite/ Les retraités sont divisés sur la perception de leur liberté de choix de date de départ. A la question "Diriez-vous que le système de retraite offre suffisamment de liberté pour choisir sa date de départ ?" 47 % répondent "Oui" et 53 % répondent "Non". La durée requise pour obtenir le taux plein est perçue par 51 % des retraités comme la règle la plus contraignante dans le choix de leur date de départ. Le bénéfice du taux plein et l'atteinte de l'âge minimum légal sont les facteurs qui entrent le plus en considération dans les motivations de départ. 27 % des retraités interrogés mentionnent par ailleurs les contraintes liées à la maladie et 9 % évoquent des conditions de travail difficiles. Pour la moitié des retraités interrogés, 60 ans reste l'âge idéal de départ. 72 % des personnes interrogées déclarent être parties à la retraite dès qu'elles en ont eu la possibilité. 59 % précisent que le fait d'avoir atteint un niveau de pension suffisant a compté dans leur décision de départ. Une personne sur deux évoque la volonté de ne plus travailler et 23 % le désir de suivre un conjoint déjà à la retraite. Environ quatre retraités sur cinq estiment être bien informés sur leurs droits en matière de retraite. cependant, 59 % seulement déclarent savoir ce qu'est le cumul emploi-retraite et 33 % la retraite progressive. Les dispositifs de décote et de surcote sont également assez méconnus : 44 % seulement des personnes interrogées déclarent savoir à quoi correspond la décote et 33 % ce qu'est la surcote. Enquête menée par la DREES - Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du Ministère des Solidarités et de la Santé. Résultats complets de l'étude : http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/communiques-de-presse/article/quand-partir-a-la-retraite-les-nouveaux-retraites-divises-sur-la-liberte-qu Wed, 13 Dec 2017 13:41:47 +0100 Atlas des seniors et du grand âge en France Atlas des seniors et du grand âge en France http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/atlas-des-seniors-et-du-grand-age-en-france/ L’ouvrage  Illustré par une centaine de cartes et graphiques, cet atlas est un outil de référence pour les responsables territoriaux, élus et fonctionnaires, les acteurs du secteur sanitaire et social, les chercheurs et les enseignants. Trente-sept thématiques sont abordées, regroupées en cinq parties : ·         Evolutions démographiques et contrastes géographiques. ·         Quelle inclusion des personnes âgées ? ·         Leur accompagnement à l’aune du territoire. ·         Entre ressources convoitées et essor économique de l’action gérontologique. ·         Inadaptations, dynamiques et perspectives territoriales.   L’auteur : Michaël BLANCHET, docteur en géographie sociale, a été le premier géographe à recevoir en 2014 le prix de l’Observatoire des Retraites pour sa thèse « Politiques de la vieillesse dans la région Pays de la Loire ». Son exemple a fait des émules : le prix de l’Observatoire des Retraites récompense pour la deuxième fois en 2017 une thèse de géographie, celle de Mélina Ramos-Gorand pour son travail « Accompagnement professionnel de la dépendance des personnes âgées : enjeux territoriaux en France métropolitaine ».     Mon, 27 Nov 2017 15:36:02 +0100 Gérontologie et société n° 154 Maladie d'Alzheimer et droits de l'Homme Gérontologie et société n° 154 Maladie d'Alzheimer et droits de l'Homme http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/gerontologie-et-societe-n-154-maladie-dalzheimer-et-droits-de-lhomme/ Numéro coordonné par Fabrice Gzil, Docteur en Philosophie, responsable du pôle Soutien à la recherche et à l'innovation sociale - Fondation Médéric Alzheimer. Aborder le vieillissement cognitif et la maladie d'Alzheimer avec le prisme des droits de l'homme permet d'attirer l'attention sur les privations de droits et les restrictions de liberté dont peuvent être victimes les personnes âgées en difficulté cognitive. Le droit international et certaines législations nationales commencent à s'adapter afin que la protection des personnes vulnérables ne se fasse pas au détriment de leurs droits et de leurs libertés. Sommaire du numéro : Droits de l'Homme et modèle du handicap Protéger sans diminuer, respecter sans négliger Garantir l'effectivité des droits fondamentaux CNAV - Revue Gérontologie et société n°154 - Octobre 2017 - 133 p Thu, 23 Nov 2017 16:00:33 +0100 Rapport sur les pensions de retraite de la fonction publique Rapport sur les pensions de retraite de la fonction publique http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/rapport-sur-les-pensions-de-retraite-de-la-fonction-publique/ Rédigé par la Direction du budget - en lien avec la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), le service des retraites de l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations - le Rapport pour 2018 présente les six régimes de retraite couvrant l'ensemble des agents publics. Il rappelle les règles juridiques de ces régimes et leurs spécificités par rapport au régime général. Il donne les chiffres clés pour chaque régime et fait le point sur leur situation financière respective. Le chapitre "Perspectives démographiques et financières" fait notamment le point sur les impacts des réformes de 2003, 2010 et 2014. Des focus thématiques sur les catégories actives, le régime des ouvriers de l'Etat et les régimes spéciaux de retraite complètent la présentation.  https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2018/pap/pdf/jaunes/jaune2018_pensions.pdf Thu, 23 Nov 2017 15:16:56 +0100 Découvrez la nouvelle version du site de l’Observatoire des Retraites : Découvrez la nouvelle version du site de l’Observatoire des Retraites : http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/decouvrez-la-nouvelle-version-du-site-de-lobservatoire-des-retraites/ un nouveau design et une nouvelle ergonomie facilitant la navigation, des contenus enrichis, avec notamment une présentation, par continent et pour les principaux pays du monde, des caractéristiques des systèmes de retraite, un focus sur la retraite en France, son histoire, son organisation, ses règles de fonctionnement. Deux nouvelles rubriques : « Agenda » et « Actualités », donnent accès aux principaux événements en lien avec la retraite : la rubrique « Agenda » recense les manifestations - congrès, colloques, conférences…- organisées en France et dans le monde sur le thème de la retraite ou sur des thèmes en lien avec la retraite : démographie, vieillissement, institutions… la rubrique Actualités donne accès aux faits marquants et à l’actualité des régimes en France et dans le monde : gestion des régimes, réformes en cours ou à venir, perspectives… Retrouvez également sur le site : les informations sur le Prix décerné chaque année par l’Observatoire des Retraites, les publications de l’Observatoire des Retraites : les Lettres de l’Observatoire, les Dossiers sur les dernières réformes des retraites en France, le bulletin bibliographique qui recense les récentes publications sur le thème de la retraite et les thèmes liés : protection sociale, démographie, marché du travail… Thu, 19 Oct 2017 14:51:48 +0200 La Pologne revient en arrière sur l’âge de la retraite La Pologne revient en arrière sur l’âge de la retraite http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/la-pologne-revient-en-arriere-sur-lage-de-la-retraite/ Une situation contraire à la conception de l’égalité entre les hommes et les femmes en droit européen, à laquelle s’ajoute le discours européen sur la nécessité de relever les âges de la retraite pour compenser les conséquences croissantes de la dénatalité. Sur ce sujet l’Union européenne est absente, alors qu’elle est très présente sur les questions de retraite. Comme les autres pays concernés, la Pologne avait entrepris d’aligner progressivement l’âge de départ des femmes sur celui des hommes et de relever l’âge de la retraite. Partant de 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, il devait atteindre 65 ans pour les femmes et 67 ans pour les hommes en 2019, puis 67 pour les deux sexes vers 2040.L’actuel gouvernement polonais a décidé de revenir à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, s’attirant le 12 septembre dernier un « avis motivé » de la Commission européenne, avis qui devrait normalement être suivi d’une procédure d’infraction si la Pologne n’obtempère pas. Le syndicat Solidarnosc a écrit à la Commission pour souligner que cette différence ne constituait pas une discrimination mais un « privilège dont bénéficient les femmes en Pologne ». Cette affaire illustre le télescopage entre des époques aux mentalités différentes, des profils de carrière évoluant au fil des générations, la dérive juridique qui transforme des grands principes philosophiques en droit positif et l’extension du droit européen qui, il y a vingt ans, sauf unanimité des Etats membres, laissait chaque gouvernement libre d’agir comme il l’entendait en matière de sécurité sociale de base. Fri, 06 Oct 2017 16:01:00 +0200 Jean-Paul Delevoye nommé Haut-Commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye nommé Haut-Commissaire à la réforme des retraites http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/jean-paul-delevoye-nomme-haut-commissaire-a-la-reforme-des-retraites/ Jean-Paul Delevoye, ancien ministre, ancien président du Conseil économique, social et environnemental, a été nommé Haut-Commissaire à la réforme des retraites auprès de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le 14 septembre 2017 par décret du Premier ministre. Il préparera la réforme des retraites et aura pour missions d’une part d’organiser la concertation avec les principaux acteurs du champ de la retraite, d’autre part de coordonner, au niveau interministériel, les travaux de préparation de la réforme, de rédaction des projets de textes législatifs et réglementaires et de suivi de leur mise en œuvre.  Il rendra compte de ses travaux au Premier ministre et à la ministre des solidarités et de la santé.  L’objectif est la présentation d’une loi-cadre au Parlement au premier trimestre 2018. Thu, 05 Oct 2017 16:10:00 +0200 Rapport sur les perspectives de financement à moyen-long terme des régimes de protection sociale Haut Conseil du financement de la protection sociale Rapport sur les perspectives de financement à moyen-long terme des régimes de protection sociale Haut Conseil du financement de la protection sociale http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/rapport-sur-les-perspectives-de-financement-a-moyen-long-terme-des-regimes-de-protection-sociale-hau/ Le rapport du Haut Conseil du financement de la protection sociale constitue une synthèse des rapports établis « sous son égide » par les diverses autorités compétentes dans le domaine de la protection sociale, dont le Conseil d’Orientation des Retraites. Il présente l’intérêt de projeter près de 90 % du total des dépenses sociales et de fournir une vue globale de leur évolution dans les quatre scénarios économiques que l’on retrouve dans le rapport du COR. En raison du vieillissement, les déficits potentiels résultent des régimes d’assurance maladie et de retraite. Si les ces derniers pourraient retrouver l’équilibre vers 2040 en cas de retour à une croissance de 1,8 %, les régimes d’assurance maladie restent déséquilibrés sur toute la période de projection, jusqu’en 2060. Pour la première fois, le Haut Conseil consacre un tiers du rapport à la question de l’endettement et de la situation patrimoniale des régimes. La perspective d’un déficit durable pose en effet la question du recours à la dette et de son coût. La gestion des dettes par la Cades, l’Unedic et l’Acoss est examinée, de même que les incertitudes sur l’évolution des taux d’intérêt. Le rapport note l’existence de réserves significatives dans un certain nombre de régimes complémentaires et au sein du fonds de réserve pour les retraites. Wed, 19 Jul 2017 16:29:49 +0200 Rapport du Comité de suivi des retraites du 13 juillet 2017 Rapport du Comité de suivi des retraites du 13 juillet 2017 http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/rapport-annuel-du-conseil-dorientation-des-retraites-de-juin-2017-1/ Le Comité de suivi des retraites a rendu son quatrième avis le 13 juillet dernier. Créé par la loi portant réforme des retraites du 20 janvier 2014, le CSR est chargé de rendre chaque année avant le 15 juillet un avis public portant sur les objectifs financiers et les objectifs d’équité de notre système de retraite, et, s’il considère que le système s’éloigne de ces objectifs, d’adresser des recommandations au Gouvernement, au Parlement et aux régimes de retraite.  Pour la première fois depuis sa mise en place, le CSR formule dans son quatrième rapport des recommandations au Gouvernement, préconisant « de prendre les mesures nécessaires afin de ramener le système sur une trajectoire d’équilibre ». Ce quatrième avis intervient dans le prolongement de la publication du rapport annuel du Conseil d’Orientation des retraites (COR) du mois de juin, qui prévoit dans l’hypothèse la plus favorable le retour à l’équilibre des retraites à l’horizon 2040 et non plus 2025.  La première partie du rapport revient sur le solde des régimes de retraites projeté selon les différentes hypothèses du COR sur les 25 prochaines années. La deuxième et la troisième parties portent sur les objectifs du système de retraite au regard du montant des retraites et du traitement équitable entre les retraités. www.csr-retraites.fr/textes/4_avis_du_comite_de_suivi_des_retraites.pdf Thu, 13 Jul 2017 16:54:00 +0200 Rapport annuel du Conseil d’Orientation des Retraites de juin 2017 Rapport annuel du Conseil d’Orientation des Retraites de juin 2017 http://www.observatoire-retraites.org/actualites/detail/titre/rapport-annuel-du-conseil-dorientation-des-retraites-de-juin-2017/ L’édition 2017 ne constitue pas une simple mise à jour des rapports annuels précédents. Elle s’appuie en effet sur un ensemble de données nouvelles :Projections démographiques de l’Insee à horizon 2070, et non plus 2060, avec un solde migratoire moins important et une espérance de vie des hommes accrue.  Projections réalisés par l’ensemble des régimes obligatoires de retraite et non plus seulement par les principaux régimes.Nouvelles hypothèses économiques du programme de stabilité. Allongement de la période de raccordement aux hypothèses de taux de long terme du chômage et de la croissance de la productivité (les revenus professionnels étant supposés augmenter comme la productivité). Il en découle un tableau plus pessimiste que celui présenté en 2016. Là où un taux de croissance à long terme de la productivité de 1,5 % rétablissait l’équilibre du système à partir de 2015, un taux de 1,8 % n’y parvient que vers 2040 .Le Comité de suivi des retraites, crée par la loi du 20 janvier 2014, doit maintenant rendre un avis sur la base de ce rapport, avis pouvant comporter des recommandations   http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/rapport_hcfips_projections_2017.pdf Wed, 12 Jul 2017 16:29:00 +0200