En 2005, 212 milliards de prestations ont été versées au titre de la vieillesse, soit 12,8% du Pib. Avec 43% de la masse totale des prestations sociales, ce poste est le plus important des dépenses de protection sociale.

En France, le système de retraite, d’inspiration bismarckienne et fonctionnant par répartition, est principalement financé par les cotisations sur les revenus versées par les employeurs et les salariés (près de 60% des ressources des régimes de base en 2005) et par impôts et taxes affectés. Les taux de cotisations retraites des salariés du secteur privé (70% des actifs1 et 78% des dépenses de retraite) sont de 26% sur le salaire brut en 2007 : 10,5% sont à la charge du salarié, le reste à la charge de son employeur.

Sous l’effet du choc démographique, le nombre de retraités augmenterait de plus de 60% entre 2005 et 2050 ; la part des pensions dans le Pib progresserait vivement pour atteindre 13,5% en 2020 puis 14,6% en 2050. Le nombre des actifs cotisants aux différents régimes progresserait d’à peine 10% ; la part des cotisations serait quasi stable sur toute la période de projection. Le système, qui est aujourd’hui à l’équilibre, présenterait un besoin de financement de l’ordre de 0,7% de Pib en 2020 et 1,7% de Pib en 2050.

 

Quelles solutions pour financer les retraites par répartition ?

En fait, les facteurs déterminant l’équilibre d’un système de retraite par répartition sont en nombre limité. À tout instant, la masse des pensions versées doit équilibrer celle des cotisations reçues, ce qui peut s’écrire avec l’égalité suivante :

Cotisations = Prestations

Avec
Cotisations = taux de cotisation x salaire moyen x nombre de cotisants
Prestations = pension moyenne x nombre de retraités

On en déduit donc facilement que :

 

Trois solutions émergent pour équilibrer le système de retraite. L’arbitrage entre ces trois variables relève de choix politiques, collectifs, sociétaux ou citoyens.

Et la capitalisation ?

Pour des raisons historiques, le système de retraite français est aujourd'hui financé presque exclusivement en répartition. En pratique, nul n’envisage plus de remplacer la répartition par la capitalisation, mais plutôt de permettre aux futurs retraités de compléter leurs retraites en répartition par des formules d’épargne retraite.

 

 

La capitalisation peut prendre diverses formes :

Frédérique Nortier

 

Tester le module d'équilibre de la retraite


1 A noter que les salariés du secteur public représentent 20 % des actifs cotisants et les indépendants, 10%.

2 Source : Conseil d’orientation des Retraites, projections 2006. Ces projections ont été réalisées sur la base d’un scénario de ressources très volontaristes. L’économie serait au plein emploi en 2015 avec un taux de chômage à 4,5%. Surtout, les salaires progresseraient de 1,8% par an en plus des prix alors qu’ils progressent depuis 15 ans de 1% en moyenne annuelle en plus des prix.

Vers le haut